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GASTRONOMIE

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Vous découvrirez donc dans cette rubrique une sélection des meilleurs acteurs de la gastronomie française....

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source : http://fr.wikipedia.org

Origine 

La cuisine française, comme celle d’autres pays européens, prend principalement ses sources dans la culture alimentaire romaine.

La cuisine romaine nous est parvenue grâce à une compilation de la fin du ive siècle connue sous le titre de De re coquinaria d’Apicius (L’art culinaire d’Apicius)1. Parmi cet héritage rappelons les pâtés, les brochettes, les quenelles, les boudins, les crépinettes, les feuilles de vigne farcies, la pâte de coing , la poule au blanc et la liaison au fécule, les flancs et les puddings, la pâte à choux et les beignets, les truffes et le foie gras, la moutarde, le coq en pâte, le jambon en croute, les sauces émulsionnées,….etc2

L’ère médiévale

Plusieurs manuscrits des xiiie et xive siècles permettent d'apprécier la cuisine médiévale. En ce qui concerne la France, les plus connus sont :

Leurs recettes diffèrent peu de celles publiées en Angleterre, Italie, Danemark ou Espagne. On ne peut donc parler de spécificité française durant cette époque.

Le service à la française

Au xvie siècle, le repas peut comprendre entre trois et douze services. Les plats sont posés d’avance, retirés tous ensemble et remplacés par une autre série, chaque série constituant un service. Les convives se servent de ce qui est disposé à portée de bras. Cette manière de servir, déjà courante au Moyen Âge, va être dénommée « à la française », par opposition au service de portions individuelles introduit au xixe siècle et dénommé « à la russe ».

On mange avec couteaucuiller et doigts. La fourchette, utilisée depuis le xie siècle en Italie n'apparait à la cour de France qu'à la fin du XVIe, introduite – selon certains – par Catherine de Médicis. L'assiette, d'abord en métal puis en céramique, n'apparait à la cour qu'en 1538.

Le repas public 

Depuis le Moyen Age, manger en public constitue la marque du pouvoir. On dresse donc une table dans la salle la plus adéquate en fonction du nombre de personnes attendues.

Au xviie siècle, le « Grand Couvert » est le repas public quotidien du roi Louis XIV, qui se déroule vers 22 heures et auquel assistent sa famille et les courtisans. La majorité des courtisans et les curieux restent debout. Le Grand couvert devient plus rare sous Louis XV mais perdure quand même, lors de fêtes, jusqu'au xviiie siècle.

Évolution des ingrédients et des mets 

Avec les grandes découvertes, de nouveaux aliments sont apparus en Europe : dindechocolatcaféthépomme de terretomateharicotcourgecourgette...

Les cuisiniers du XVIIe siècle mettent tous les légumes en valeur (même les racines, à l'inverse de ce qui s'était passé au Moyen Âge) sauf la pomme de terre. Celle-ci, que l'on mange en Angleterre, en Principauté de Liège, en Allemagne, etc., reste considérée en France comme aliment pour bétail jusqu'en 1772 où la Faculté de médecine de Paris, grâce aux travaux deAntoine Parmentier finit par admettre que ce tubercule est sans danger pour l'homme.

Au XVIIe, les fruits sont à la mode ; consommés frais, ils sont présentés à la fin de repas mais on en fait aussi des compotes, gelées, marmelades, confitures.

La variété des mets, la rivalité des seigneurs quant à l'opulence de la table – tant illustrée par François VatelNicolas Fouquet et Condé – ont pour conséquence la publication de nouveaux réceptaires comme celui de François Pierre de La Varenne ou ceux de François Massialot et Menon.

Parmi les nouveautés qui surgissent au XVIIIe siècle, il faut noter le champagne, la crème chantilly et la mayonnaise.

La fin de l’Ancien Régime 

La fin de l’Ancien Régime signe l’apparition du restaurant, qui signifiait boisson réconfortante depuis le XVIe siècle et qui devient lieu de restauration.3

À la Révolution, les chefs laissés sans travail par l’exode de leurs maîtres ouvrent des restaurants où ils servent ces bouillons. Boulanger est le premier à se lancer suivi par Antoine Beauvilliers.

Progressivement, les restaurants trouvent leur consécration et une nouvelle corporation prend naissance : celle des critiques.

La grande cuisine française

Une littérature gourmande va se développer, avec notamment la Physiologie du goût du gastronome Brillat-Savarin, l'oeuvre de Alexandre Balthazar Laurent Grimod de La Reynière.Alexandre Dumas, qui met volontiers la main à la pâte, va rédiger son Dictionnaire de cuisine, Charles Monselet va créer le premier journal gastronomique.

La bourgeoisie du xixe siècle éprouve le besoin de mettre à l’affiche les repas par le menu, ornementé par des peintres, graveurs ou dessinateurs renommés. Apparaît également le service « à la russe » : les plats en petit nombre sont présentés au fur et à mesure à la sortie de la cuisine.

La cuisine française de cette époque propose des mets raffinés et nombreux servis à la française ou à la russe selon le nombre de convives. Les « repas de société » inaugurés par Louis XVI et Marie-Antoinette, auxquels sont conviés des personnes importantes par leur condition ou par leur mérite, sont fréquents.

La tradition culinaire française se renouvelle et atteint son apogée dans la cuisine d'Antonin Carême, le roi des cuisiniers, et sa pâtisserie de pièces montées extraordinaires et dans celle de Jules Gouffé, « l'apôtre de la cuisine décorative » qui édite des réceptaires utiles aussi à la cuisine familiale bourgeoise. Adolphe Dugléré compose le menu du dîner dit des « Trois Empereurs » pour le tsar Alexandre II de Russie, le tsarévitch Alexandre, le roi de Prusse Guillaume Ier d'Allemagne et Otto von Bismarck.

Le rayonnement culturel français, sur le plan des idées, de la langue, de la danse, de la gastronomie a couvert l'Europe entière et de nombreux chefs vont se former auprès des cuisiniers français. Ceux-ci n'hésitent pas à travailler à l'étranger.

« L’empereur des cuisiniers », ainsi baptisé par l’empereur Guillaume II d'AllemagneAuguste Escoffier, collaborateur de César Ritz va être le chef de cuisine du Grand-Hôtel de Monte-Carlo, du Grand National de Lucerne, du Savoy, du Carlton de Londres, et des hôtels Ritz à Paris et à New York. Il modernise et codifie la grande cuisine raffinée crée par Antonin Carême et développe le concept de brigade en rationalisant la répartition des tâches : « Le cuisinier doit être propre, méticuleux, ne buvant pas, ne fumant pas, ne criant pas ». Il est le créateur entre autres de la pêche Melba, de la poire Belle-Hélène et des crêpes suzette.

Urbain Dubois fait quasiment toute sa carrière à l'étranger ; il laisse une œuvre écrite considérable. Georges Vicaire établit une bibliographie majeure des livres de cuisine. Charles Durandse fait l'apôtre de la cuisine provençale.

XXe siècle 

Prosper Montagné rédige le premier Larousse gastronomique, l'encyclopédie de base de la gastronomie française.

Curnonsky, le « prince des gastronomes » et Marcel Rouff mettent en valeur la cuisine régionale française et fondent « l'Académie des gastronomes ». Les restaurants de Fernand Point(qui va inspirer TroisgrosAlain Chapel et Bocuse), Alexandre Dumaine et André Pic deviennent célèbres.

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